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 Alain
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PORTRAITS
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politique
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Camp indochinois de sainte-livrade
Camp indochinois de sainte-livrade

Plus de 50 ans après la chute de Dien Bien Phu, des Français rapatriés d'Indochine vivent toujours dans des logements de fortune. Une route défoncée. Des dizaines de baraquements délabrés, spartiates, alignés les uns à côté des autres, marqués d'une lettre ou d'un numéro, et surmontés d'un toit de tôle. A quelques kilomètres du cœur de Sainte-Livrade (Lot-et-Garonne), un village d'un peu plus de 6000 âmes, posé sur les berges du Lot, une simple pancarte indique l'entrée du « Centre d'accueil des Français d'Indochine », le CAFI.
Construit en 1935, site militaire désaffecté, c’est ce camp dit du Moulin du Lot qui accueille en effet, à partir d’avril 1956, 1160 réfugiés, dont 740 enfants. Ceux qui, après la défaite française et les accords de Genève en 1954, ne veulent pas vivre sous le régime du Nord-Vietnam. L'Etat les héberge alors « provisoirement » dans ce camp de transit. Puis les oublie. Cela fait 50 ans qu'ils attendent, 50 ans qu'ils vivent là.
Aujourd’hui, il reste 48 « ayants-droits » (les réfugiés de 1956) encore en vie, sur les quelque 200 personnes hébergées au CAFI. La plupart des enfants de rapatriés ont quitté le camp. Les plus fragiles sont restés.
En vieillissant, le quartier a pris parfois l’aspect d’une friche industrielle. Les habitants entretiennent du mieux qu’ils le peuvent leur petit coin de terre indochinoise et se rattachent à cette terre livradaise qui est leur terre d’accueil. Des travaux « d’urgence » engagés en 1999 par la municipalité avec l’aide de l’Etat afin de leur apporter un minimum de confort (douche, toilettes, fermetures des portes et des fenêtres…) n’ont pas été suffisants pour réellement améliorer la vie des habitants.

Être migrant à Calais
Être migrant à Calais

Cinq ans après la fermeture définitive du centre de Sangatte en décembre 2002, les migrants continuent toujours d’affluer à Calais et dans ses environs. Malgré le renforcement des contrôles des camions et le harcèlement de la police, ils tentent nuit et jour de passer en Angleterre.